Mon préféré, mon chouchou. Celui qui a marqué ma mémoire plus que n’importe quel autre : POMPOM.
J’étais toute petite et je ne me souviens plus comment ni où je l’ai récupéré, toujours est il que Maman m’a demandé : « qu’est ce que tu caches derrière ton dos ? » moi : « rien » j’avais une petite boule de poils noire et blanche angora. Ce chat : paresseux au possible, voleur, effronté était MON chat. Maman laissait souvent une casserole avec de l’eau à chauffer sur un coin de la cuisinière, qu’elle oubliait régulièrement. Une fois l’eau évaporée, Pompom venait se coucher dans la casserole et y dormait. Sauf qu’au bout d’un moment il faisait trop chaud. Il n’avait plus d’autre choix que de miauler pour que l’on vienne le sortir de là. Il adorait aussi dormir sur les plages arrières de voiture. Combien de fois des promeneurs ayant laissé leur voiture en bordure de forêt, fenêtres ouvertes, ont failli repartir avec. Voleur : tous nos voisins sont venus se plaindre de lui. Celle d’en face qui avait laissé ses tranches de foie sur la table le voyait partir en courant avec dans la gueule une partie de son dîner. Son chien un berger allemand enfermé dans un chenil qui attendait de pouvoir manger son repas encore trop, se faisait voler ses morceaux de viande quasi brûlants par un chat. Il était magnifique avec ses couleurs façon smoking, son poil long et brillant parce que je le brossais, même s’il n’aimait pas. Il n’a pas toujours été à la fête parce qu’il m’est arrivé de lui faire toutes les notes du piano en le tirant par la queue. Je me suis pris de vilains coups de griffes bien mérités.
C’est le seul qui aura eu une vilaine fin et ne sera pas mort de vieillesse comme tous les autres. Il n’était pas aimé des voisins et je l’ai retrouvé un jour dans une haie mort d’un coup de fusil